Interview de Marie-Noëlle Lienemann pour Mariane 2 Martine Aubry envisage un allongement de la durée de cotisation jusqu’à « 61 ou 62 ans ». Marie-Noëlle Lienemann annonce sur Marianne2 qu’elle va lui parler du pays ce soir lors du Bureau national du PS. Marianne2 : Les déclarations de Martine Aubry sont-elle un ballon d’essai au début d’une année au cours de laquelle la question des retraites va être au cœur des débats ? Marie-Noëlle Lienemann : Non, c’est une conviction profonde. Elle a une culture CFDT historique comme toute une série de leaders du PS. Contrairement je crois aux militants, ils sont convaincus que l’allongement de la vie doit conduire à un allongement de la durée de cotisation. On aurait une société du plein emploi, sans chômage des jeunes, je ne m’opposerais pas à un allongement de la durée de cotisation. Mais ce n’est pas le cas. Cette sortie fragilise en tout cas toute tentative d’opposition ? Je ne comprends pas cette prise de position. Je ne comprends pas qu’on puisse ouvrir la boîte de Pandore de la sorte, ça n’a pas de sens, d’autant plus qu’elle affaiblit le rapport de force avant mêrme la négociation sociale. Ça suffit de ces dirigeants marqués par cette culture technocratique ! De ces gens qui avait déjà approuvé le Livre blanc de Rocard, de ces cadres politiques dont la gestion nous a amenés dans le mur en nous coupant du peuple ! Il est urgent de donner la parole aux militants ! Mais certains au PS vous diront qu’il s’agit-là de la plus pragmatique des solutions, qu’il est impossible de faire autrement… Je leur réponds que c’est pragmatiquement faux. Ce n’est pas une question d’âge mais de PIB. La question n’est pas de savoir si l’on doit travailler plus longtemps mais comment on améliore la production et comment l’on répartit mieux les fruits de cette production. Pragmatiquement, tant que nous n’avons pas réglé le problème du chômage des jeunes, ça n’a pas de sens de s’attaquer à l’âge de départ en retraites.
Réactions de Benoit Hamon à l’interview du président de la République, Le Parisien le 26 janvier Comment avez-vous trouvé le président ? Nicolas Sarkozy a été décousu. Sa méthode n’opère plus, elle est épuisée. L’échange avec le salarié de l’automobile a été frappant. Les tentatives de diversion de Nicolas Sarkozy, en rappelant notamment ce qu’avaient fait les socialistes, [...]
Un Monde d’Avance est un courant du Parti Socialiste. Il se caractérise par sa volonté d’ancrage à gauche et de renouvellement du PS. Ancrage à gauche car, à l’heure où la crise financière met à jour les ravages du capitalisme financier, nous considérons que c’est la gauche qui incarne la modernité, loin du diktat libéral du « toujours moins d’Etat ».
Ainsi, nous proposons des solutions nouvelles permettant de réarmer la puissance publique, s’articulant autour de 3 piliers: La nécessité de mettre des restrictions au libre échange au niveau européen pour lutter contre le dumping social et fiscal et les délocalisations, la défense et l’extension des services publics, la redistribution des richesses du capital vers le travail pour garantir que les nouvelles richesses produites profitent aux salariés et pas aux actionnaires./images/uniete.jpg)
Nous voulons renouveler le parti socialiste pour en finir avec la notabilisation et renouer avec les classes populaires. Nous proposons par exemple de créer un grand parti de gauche regroupant l’ensemble de la gauche de gouvernement, ou encore de limiter le cumul des mandats afin d’être à l’image de la société française.