Malgré les assertions du gouvernement depuis de nombreuses semaines, la crise est loin d’être terminée. Au contraire, elle vient d’atteindre de nouveau sommets comme la Grèce et d’autres États en sont la preuve. Les spéculations sur l’euro et sur les dettes publiques vont bon train et les États se mettent à craindre les mêmes banques qu’ils ont sauvées l’an passé sans rien demander en contre partie. La Grèce a été la première attaquée en raison de sa position dans l’Europe : faible économiquement et sans véritable allié, elle a été la victime d’une Europe trop centrée sur son économie et ses aspects financiers pour se préoccuper politiquement de venir en aide à un pays membre en difficulté. De fait ce n’est qu’après de longues semaines de tergiversations, de débats et pour les grecs de régression sociale que les autres pays européens se sont mis d’accord pour un plan d’aide à la Grèce. Mais loin d’être un plan de solidarité, cette soi disant solution est en fait, à la fois, un piège pour le pays, à la fois un deuxième plan de sauvetage pour les banques et à la fois une monumentale erreur d’appréciation. Un piège pour la Grèce car cet argent est prêté (pas d’annulation de la dette), avec des intérêts énormes, et à des conditions insupportables pour la nation grecque (les régressions sociales sont drastiques !). De plus, l’argent prêté par les États est emprunté aux banques et sera remboursé à des taux d’intérêts faramineux. Enfin, le gouvernement grec se retrouve avec un couteau sous la gorge, obligé de revenir sur des acquis sociaux datant de 20 ans et handicapant la consommation et donc l’économie de son pays pour les années à venir.
Après des semaines de tergiversations, le Parti Socialiste a enfin révélé ses pistes pour réformer les retraites. Le principal parti d'opposition entre donc en résistance face à la casse du système par répartition français. Le PS propose une réforme juste, efficace et durable, à travers 4 grandes priorités : > Garantir le niveau de vie des retraités, menacé par les réformes de 1993 et 2003, qui n'ont rien réglé. > Faire une réforme juste, en mettant à contribution tous les revenus, y compris ceux du capital; en prenant en compte la pénibilité; en maintenant l'âge légal de départ à 60 ans. > Faire une réforme durable, avec un financement qui pérennise notre système par répartition, > Des garanties collectives pour davantage de choix individuels, dans un cadre universel, solidaire et protecteur qui prenne en compte les parcours personnels.
Un Monde d’Avance est un courant du Parti Socialiste. Il se caractérise par sa volonté d’ancrage à gauche et de renouvellement du PS. Ancrage à gauche car, à l’heure où la crise financière met à jour les ravages du capitalisme financier, nous considérons que c’est la gauche qui incarne la modernité, loin du diktat libéral du « toujours moins d’Etat ».
Ainsi, nous proposons des solutions nouvelles permettant de réarmer la puissance publique, s’articulant autour de 3 piliers: La nécessité de mettre des restrictions au libre échange au niveau européen pour lutter contre le dumping social et fiscal et les délocalisations, la défense et l’extension des services publics, la redistribution des richesses du capital vers le travail pour garantir que les nouvelles richesses produites profitent aux salariés et pas aux actionnaires./images/uniete.jpg)
Nous voulons renouveler le parti socialiste pour en finir avec la notabilisation et renouer avec les classes populaires. Nous proposons par exemple de créer un grand parti de gauche regroupant l’ensemble de la gauche de gouvernement, ou encore de limiter le cumul des mandats afin d’être à l’image de la société française.