Article paru dans Le Monde le 22/02/10 Bruno Julliard, secrétaire national du PS à l'éducation et adjoint au maire de Paris en charge de la jeunesse Mathieu Hanotin, conseiller général de Seine-Saint-Denis, vice-président chargé de l'éducation. A la veille de chaque échéance électorale, la droite fait mine de découvrir le problème de la violence scolaire et de l'insécurité. Surfant sur l'émotion suscitée par des faits graves, le gouvernement avance tête baissée sans se soucier ni de la réalité du terrain, ni de l'efficacité des réponses. La violence scolaire, loin de faire l'objet d'une analyse sérieuse et d'une politique ambitieuse, est devenue un hochet agité au gré des événements et de ses besoins électoraux. Pire, sous couvert de répondre à des faits concrets, il développe une idéologie qui fait de la répression le seul levier d'action de la puissance publique. Après l'irruption d'une vingtaine de jeunes armées de barres de fer dans un lycée de Gagny, après l'agression d'une enseignante d'un collège près de Toulouse au couteau par un élève de 13 ans, s'en est suivi un déferlement d'annonces plus spectaculaires les unes que les autres : installation de portiques de sécurité devant les établissements scolaires, vidéosurveillance, habilitation donnée aux personnels d'éducation pour fouiller les cartables, proposition de loi antibandes… Constatons le fossé entre ces annonces et leur réalisation : à l'épreuve de la réalité, disparus les portiques de sécurité et la fouille des élèves. Tout juste la création d'"équipes mobiles de sécurité" qui tenteront d'apaiser les tensions jusqu'au prochain incident et le développement des diagnostics de sécurité dans les collèges pour envisager des travaux de sécurisation laissés à la réalisation et au financement… des collectivités !
Léa Filoche est intervenue deux fois durant le Conseil de Paris du 10 février 2010. La première intervention porte sur le nouveau marché concernant les antennes jeunes parisiennes (10 millions d'euros) et la seconde concerne la première enveloppe des subventions politique de la ville (300 000 euros). Les voici:
Un Monde d’Avance est un courant du Parti Socialiste. Il se caractérise par sa volonté d’ancrage à gauche et de renouvellement du PS. Ancrage à gauche car, à l’heure où la crise financière met à jour les ravages du capitalisme financier, nous considérons que c’est la gauche qui incarne la modernité, loin du diktat libéral du « toujours moins d’Etat ».
Ainsi, nous proposons des solutions nouvelles permettant de réarmer la puissance publique, s’articulant autour de 3 piliers: La nécessité de mettre des restrictions au libre échange au niveau européen pour lutter contre le dumping social et fiscal et les délocalisations, la défense et l’extension des services publics, la redistribution des richesses du capital vers le travail pour garantir que les nouvelles richesses produites profitent aux salariés et pas aux actionnaires./images/uniete.jpg)
Nous voulons renouveler le parti socialiste pour en finir avec la notabilisation et renouer avec les classes populaires. Nous proposons par exemple de créer un grand parti de gauche regroupant l’ensemble de la gauche de gouvernement, ou encore de limiter le cumul des mandats afin d’être à l’image de la société française.